Le Pen, Marine, condamnée
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| Capture d’écran LCI. Extrait de l’entretien, guignolesque dans une salle de Cour d'assises, de Marine Le Pen avec Darius Rochebin retransmis le dimanche 5 juillet dernier. |
« Heu, non, non (sous entendu, je ne serai pas candidate) si on est candidat à l’élection présidentielle il faut être totalement libre de ses mouvements et ce n’est pas le cas si vous êtes porteur d’un bracelet électronique. »
Non seulement il s’agit d’une délinquante condamnée pour détournement de fonds publics (excusez du peu) mais qui de plus se parjure en faisant fi de ses affirmations d’il y a quelques jours et qui ose annoncer se présenter au titre suprême de la présidence. Je ne sais pas si beaucoup de Français auront l’indécence de voter pour elle, mais ce que je sais c’est qu’en ce qui la concerne elle manquera un tantinet d’honneur, de pudeur et de respect si elle va jusqu’au bout de sa duperie. Quand bien même arguerait-elle d’un pourvoi en cassation au résultat aléatoire et qui ne la dispense, pour le moment, nullement de la peine, le pourvoi n’étant pas suspensif*.
Nous savons que les escrocs sont sans vergogne. C’est d’ailleurs grâce à cette transgression, cette ignorance de toute éthique que ces repris de justice, ces écornifleurs, ces aigrefins dupent leur auditoire. En politique, ces bonimenteurs parviennent à vous vendre leur casier judiciaire comme un diplôme de réussite.
Lorsque l’on aspire à la charge suprême de conduire un peuple, de gérer un pays, il n’y a pas de demi-mesure. Avec la même exigence que pour un candidat à un emploi qui doit fournir un extrait N° 2 vierge de son casier judiciaire, l’impétrant à la présidence de la République se devrait, au minimum, d’être irréprochable. Au risque de subodorer à son égard des agissements sur les finances publiques identiques à ceux qui le firent condamné.
Madame Le Pen, volens nolens, est une délinquante. Nous pouvons donc à juste titre imaginer que ce pour quoi elle fut condamnée risque fort de se reproduire dans les finances de l’État.
Quoi qu’il en soit et si tant faire se peut encore, La France tomberait bien bas si de tels individus accédaient au pouvoir. Il y eut suffisamment d’exemples, récents ou plus anciens, de ces malfrats condamnés à juste titre malgré leurs dénégations ressassées, pour que cessent ces pantalonnades qui font que la France part à vau l’eau.
*En principe le pourvoi en cassation n'est pas suspensif, sauf si la loi le permet, notamment en matière administrative. En l'occurrence il le serait pour Mme Le Pen. Pourquoi ? Je l'ignore.

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