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La mort et la loi

  Jules Marie Desandré (1845–1899) Illustration de la fable « La mort et le bûcheron » de Jean de La Fontaine    L’aseptisation de notre société est telle, que la loi qui vient d’être votée par L’Assemblée nationale s’appelle désormais du doux euphémisme d’aide à mourir. Et bien évidemment s’accompagne d’une levée de boucliers brandie par un bataillon de ringards pour qui la mort est l’Everest qu’ils craignent d’affronter.    Un texte dont la teneur n’apporte rien de révolutionnaire, édulcoré au possible afin de les rassurer. La peur s’amplifie à mesure que l’âge avance. Lors il n’est pas surprenant, dans une population vieillissante, que les partisans du rejet de tout suicide, assisté ou non, deviennent nombreux et militent contre une loi qu’ils considèrent comme délétère. Ignorant, volontairement ou non, les barrières, les palissades, les digues que le législateur aura érigées afin d’en éviter un usage inconsidéré. Malgré qu’ils en aient, cette loi, qui est...

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